AUDERGHEM - Le 25 septembre 2009
La fine fleur du cirque mondial se forme à Auderghem
Le saviez-vous ? Une des plus prestigieuses écoles de cirque au monde est installée à Auderghem. L’ESAC (Ecole Supérieure des Arts du Cirque) se niche dans un superbe bâtiment Art Nouveau prêté par la commune. Située au 25 de la Rue Willame, à un jet de pierre du carrefour de la Chaussée de Wavre et du Boulevard du Souverain, l’ESAC forme les futures vedettes internationales de l’univers fascinant du cirque.
N’y entre pas qui veut
Chaque année, 25 ou 30 candidats sont confrontés à un véritable parcours d’obstacle. Aptitudes physiques, capacités acrobatiques, présentation d’un numéro, mise en situation … Et la concurrence est dure car les compétiteurs viennent de tous les pays. Une quinzaine seulement seront admis à l’inscription. Cette année, trois d’entre eux sont des belges francophones. Les étudiants sélectionnés devront produire le meilleur d’eux-mêmes pendant trois années de cours à temps plein. Voltige, jonglerie, acrobatie, équilibrisme, jeu d’acteur, scénographie, histoire du cirque, droit, sciences appliquées aux arts du cirque. Avec les entrainements, certaines journées d’étude commencent à 8h15 pour se terminer à 22h. Il s’agit d’un enseignement supérieur d’autant plus exigeant que l’existence même de l’acrobate ou de l’équilibriste peut être en jeu. Dans le monde du cirque, apprendre le métier est aussi important qu’acquérir la capacité de le pratiquer en sécurité. Un accompagnement médical régulier est réalisé par une cellule constituée d’un médecin du sport et d’un kinésithérapeute-ostéopathe. La troisième année, la participation à un spectacle collectif constitue une épreuve décisive. Reconnue depuis 2003 par la communauté française, l’ESAC est alors à même de délivrer un diplôme de Bachelier (Bologne) en art du spectacle et techniques de diffusion et de communication, option Arts du cirque.
Un métier d’avenir, le cirque ?
Force est de constater un intérêt croissant pour le cirque dans le monde. Un diplôme délivré par l’ESAC est la plupart du temps une garantie d’insertion professionnelle. A tel point que l’école est confrontée au risque de voir ses étudiants obtenir un engagement avant la fin de leurs études. Depuis une dizaine d’année, le cirque est en plein boom. De quoi faire le bonheur d’hommes et de femmes qui vont vivre leur métier avec passion, ce qui est nécessaire car il est d’une exigence rare. Il suffit de lever le pied quelques mois au cours de sa carrière pour que les prestations personnelles diminuent en qualité de façon sensible. C’est une vie où l’entrainement au plus haut niveau reste constamment nécessaire. Plus tard, une demande considérable de formateurs offrira de nouveaux débouchés. Une reconversion en tant que chorégraphe et scénographe de spectacle sera également une évolution possible.
Une vie vouée à l’invention
L'enseignement à l’ESAC se veut prospectif. Il stimule l'ouverture au futur, à l'inédit. Aujourd’hui, le cirque n’est plus synonyme de course à la virtuosité excessive et à la plus grande prise de risque possible. L’émotion donnée au spectateur provient davantage d’une forme de complicité créée par l’artiste au travers d’une démarche plastique et narrative plus élaborée, plus inventive. Souvent plus poétique aussi. Ou parfois teintée d’humour. Il faut dire que le cirque contemporain déborde de créativité.
Site web de l'école : www.esac.be
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