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WOLUWE-SAINT-PIERRE - Le 7 mai 2009

 

 

 

Les Etangs Mellaerts resteront vides tout l’été

 

 

Cet été, il ne sera malheureusement pas possible de se prélasser au bord de l’eau ou de se promener en barques aux étangs Mellaerts. Et pour cause, ils resteront vides en attendant la fin des travaux en cours qui vont se prolonger au moins jusqu’en octobre. L’IBGE explique que l’objectif de terminer le chantier au mois de juin n’a pu être atteint du fait d’un retard causé à la fois par les travaux de la STIB qui pose les rails du tram 94 et à cause de mauvaises surprises au niveau de la stabilité des sols.

 

Protéger la station d’épuration de Bruxelles-Nord

 

 

Dommage pour les promeneurs qui viennent là pour profiter d’une ambiance de vacances à la belle saison. Mais au fait, en quoi consistent les aménagements en cours d’exécution ? Ils s’inscrivent dans un plan global qui concerne le « maillage bleu » en Région bruxelloise, c'est-à-dire les voies d’eau. Jusqu’à présent, pour empêcher les étangs de déborder lorsque les eaux de pluie tombent en masse, la solution actuelle consiste à tout déverser vers le collecteur d’égouts qui se trouve sous le Boulevard du Souverain. Mélangées aux eaux usées, ces eaux propres sont ensuite dirigées vers la station d’épuration de Bruxelles-Nord. Cela cause évidemment un surcoût en frais de traitement et, de plus, un risque d’engorgement des installations. Si les eaux sales sont trop diluées, l’épuration par activation bactérienne ne peut plus atteindre un rendement suffisant et c’est toute la production d’eau épurée qui en pâtit. Les travaux en cours consistent à rediriger les eaux claires vers la Woluwe et vers les eaux de surface des différents étangs. De nouvelles canalisations sont construites entre les étangs ainsi que vers le cours d’eau.

 

Une plus grande faculté de gérer les flux

 

Les outils permettant le contrôle de l’écoulement entre les étangs et la Woluwe vont être rendus considérablement plus efficaces. Par temps sec, le nouveau système de régulation permettra de ne pas jeter dans les égouts les eaux qui proviennent des sources. En cas de fortes pluies, les étangs serviront de tampon pour réguler les débits d’eau d’orage, en répartissant ensuite l’évacuation soit vers la Woluwe soit, mais alors volontairement, dans le collecteur d’égouts. A titre de comparaison, un différentiel de niveau de 10 cm sur presque 7 hectares d’étangs (Mellaerts, Parmentier et Val Duchesse) équivaut à la création d’un bassin d’orage de bonne capacité. Encore faut-il pouvoir disposer d’outils permettant une gestion active, ce qui sera possible au terme des travaux. Le dispositif devrait aider à contrer le risque d’inondation du Boulevard de la Woluwe, notamment, qui a tendance à devenir dramatique lorsque des trombes d’eau tombent du ciel.

 

Un problème de santé publique

 

Une gestion plus rationnelle de l’eau qui se déverse et s’évacue dans et depuis les étangs Mellaerts devrait également contribuer à lutter contre le fléau de l’algue bleue. Depuis quelques années, lorsque la température monte, les étangs de la Région bruxelloise subissent la prolifération de ces cyanobactéries toxiques pour les animaux et pour l’homme. Surtout pour les jeunes enfants lorsqu’ils sont en contact avec l’eau. Les déversements d’eaux sales sont en partie à l’origine du phénomène, comme lorsque de fortes pluies engorgent les égouts via les bouches situées au bord des rues aux alentours. Elles se mêlent aux eaux usées et le trop plein est déversé dans les étangs. Cela arrange bien Vivaqua qui voit là un moyen de ne pas multiplier les bassins tampons à ses frais … Mais les étangs Mellaerts, s’ils ne peuvent pas être régulés activement, encaissent plein pot. Autre cause de pollution de l’eau qui accroît le risque de voir les algues bleues nous envahir : le pain jeté aux oiseaux. Environ 85 à 90% du pain est délaissé par nos amis à plume et tombe au fond de l'étang. L’IBGE rappelle que cette pratique est formellement interdite, surtout quand il s’agit de sacs entiers remplis de pain sec collecté dans les poubelles des grandes surfaces. Une pratique courante chez certains amoureux des oies et canards, paraît-il.

 

 

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