1

 

1 1 Crainhem 1 1 1
a
ln
Vie locale
1Enjeux et débats
1Culture
1Environnement
Vie locale
1Loisirs
1Shopping et Wellness
1Restaurants
Vie locale
1Initiatives publiques
1Education et Santé
0Adresses utiles
Vie locale

 

 

 

 

Le 21 décembre 2009

 

 

 

Tri sélectif de vos déchets : attention aux pièges !

 

 

Trier nos déchets ménagers avec plus de soin est un acte nécessaire. Il permet de limiter le coût de leur recyclage afin de ne pas imposer des taxes plus élevées à la population. Et ce recyclage est indispensable si l’on ne veut pas laisser à nos enfants un environnement jonché de montagnes d’ordures. Mais il n’est pas possible d’organiser un tri sélectif optimal sans convaincre au préalable la population d’un effort d'apprentissage important pour ne pas tomber dans une multitude de pièges. Même regroupés en familles de déchets, les exceptions sont nombreuses. Très nombreuses. Il faut y prendre garde car les pouvoirs publics vont bientôt sanctionner les mauvais trieurs.

 

Sac bleu, sac blanc, sac de nœuds

 

     
       

Les sacs bleus sont destinés aux bouteilles et flacons en plastique, aux emballages métalliques et aux récipients de liquide en carton (du type brique de lait). Pour les canettes et les boites de conserve en métal, pas d’hésitation. Idem pour les raviers et bacs en aluminium. Le papier alu aussi, alors ? Stop ! Il est destiné aux sacs blancs. Les aérosols, sacs bleus ? Oui et non. S’ils ont contenu un produit alimentaire, oui. Dans le cas des produits cosmétique, c’est pour le sac blanc. Pour les aérosols ayant contenu ni produit comestible ni cosmétique, il faut programmer une visite au «Coin vert» le plus proche. Par contre, n’oubliez pas que les couvercles et bouchons de récipients en verre doivent aussi être jetés dans les sacs bleus. Les bouteilles en plastique peuvent les y suivre. Même s’il s’agit de plastique opaque ayant contenu un liquide non alimentaire. Comme un flacon de détergent par exemple ? Oui, pas de problème. Et un gobelet en plastique ? Ah non, c’est pour le sac blanc. Tout comme les pots de yaourt et d’ailleurs les pots en plastique en général (un pot, ce n’est pas une bouteille, hein). Sans oublier les tubes de dentifrices qui n’on rien à faire dans un sac bleu. Quant aux petites bouteilles de Yakult ou d’Actimel, les brochures de Bruxelles-Propreté ne le précisent pas. Danone vous dira qu’il figure dans sa gamme des yaourts au bifidus, petits gervais et autres danettes. Mais au numéro d’appel de Bruxelles-Propreté, on penchait plutôt pour le sac bleu. En cas de doute, précise le sympathique interlocuteur, il faut chercher sur les récipients en plastique un sigle en forme de triangle formé de 3 flèches. Il est accompagné d’un numéro qui va de 1 à 7. Les trois premiers numéros vont dans le sac bleu. Le sac blanc recevra ceux qui mentionnent les chiffres 4, 5, 6 ou7. Les sachets en plastique et autres films de la même matière iront également au sac blanc. Comme le papier plastifié et la frigolite évidemment. Sachez que les récipients en plastique, métal ou carton doivent impérativement être propres et secs. S’ils sont encore remplis, n’oubliez pas de les vider. Attention, s’il reste de l’huile (alimentaire ou de moteur) dedans, il faut la déverser dans un «Coin vert».Tout comme il ne s’agit pas de perdre de vue qu’un des ces récipients, même vide, qui aurait contenu une substance toxique (avec un logo orange portant une tête de mort) ou corrosive (avec un logo orange qui montre des éprouvettes, une croix noire ou des flammes) doit aussi être déposé dans un «Coin vert» dont les emplacements sont précisés sur le site de Bruxelles-Propreté. Il y a aussi des camions «Coin vert» qui circulent dans les quartiers à date programmée. Encore un dernier détail, les récipients destinés aux sacs bleus mais dont la contenance dépasse 8 litres doivent être déposés à la déchetterie.

 

Sac jaune, sac vert, le verre, trop facile ?

 

Remplir un sac jaune vous demandera moins d’effort de réflexion. Ils sont destinés au papier, c’est simple. Mais rien qu’au papier. Le film plastique qui enveloppe les toutes-boites que vous n’avez pas ouvert va dans le sac blanc. Les papiers gras, souillés, autocollants, plastifiés, les photos ou les papiers peints aussi. Dans votre boite de biscuits, il reste une barquette en plastique et un vieux spéculoos moisi ? Retirez-les, malheureux ! C’est pour le sac blanc. Quant au sac vert, il faut être un peu attardé pour se tromper. Vous ne pouvez y mettre que des végétaux. Veillez cependant à ne pas les bourrer avec des branchages qui les perceraient. Ceux-ci sont à lier en fagots et à déposer à côté. Bruxelles-Propreté précise de ne pas y mettre de souche d’arbre. Il suffisait d’être de bonne foi pour le deviner tout seul. Dans certaines communes, il existe des points d’apport volontaire où les déchets verts peuvent être déversés en vrac, sans sac. Mais aucune à l’Est de la Capitale où l’on a préféré le système de collecte porte-à-porte. Oubliez définitivement la notion de jeter du verre transparent dans un sac quelconque, ce qui est déjà interdit depuis un an. Sinon c’est l’amende. Le verre non transparent, tout ce qui est faïencerie, va dans le sac blanc. Petit truc mnémotechnique : c’est comme le plastique non transparent qui ne va pas dans le sac bleu. Attention, le cristal et le pyrex ne doivent pas être vus comme du verre transparent. La vaisselle en verre et les verres à boire non plus. C’est opaque mais c’est comme ça. Direction le sac blanc. Pour les ampoules électriques, vous hésitez entre le sac blanc et la bulle en verre ? Perdu sur toute la ligne. Ils doivent prendre la direction de la déchetterie ou du «Coin vert». Avec les produits chimiques, les encombrants, les appareils électriques, les piles, les résidus de chantier, etc.

 

Prenez la chose du bon côté

 

Pour ceux qui n’avaient pas attendu que le tri sélectif prenne un caractère obligatoire, la nouvelle réglementation ne change pas beaucoup la donne. Pour les autres, il s’agit d’une petite révolution copernicienne à opérer dans la cuisine. Une révolution citoyenne dont les réfractaires risquent de se voir infliger, outre la désagréable opprobre dévolue à l’incivisme, des amendes de 65 à 625 euros en cas de récidive. Elles commenceront à pleuvoir après la campagne de sensibilisation, selon la méthodologie habituelle. A son terme, ne pas remplir sa poubelle correctement sera aussi déraisonnable que de ne pas remplir sa déclaration d’impôt. Pour autant, les esprits chagrins auront tort. Rompre avec les mauvaises habitudes du passé est un acte positif. S’il s’accompagne d’un effort d’intellection et de mémorisation notable tant mieux. Cela peut se révéler amusant, ludique même. Potassez donc le guide édité par Bruxelles-Propreté entre deux petits plats mitonnés. Bientôt, vous deviendrez incollable et si un jeu du genre «Question de tri pour un Champion» est créé, vous aurez toutes vos chances. Quel récipient de couleur variable contenant un aliment à base de lait inventé par les bulgares doit-on jeter dans les sacs blancs ? Vous avez dit les pots de yaourt ? Bravo, c’est une bonne réponse ! Une autre ? Que faut-il faire avec un flacon en verre transparent brun à moitié rempli de vaccin antigrippe fermé par un bouchon en métal, accompagné d’une seringue en plastique munie de son aiguille métallique et se trouvant encore dans sa boite en carton ? Vous avez dit fissa vers la pharmacie avec les autres vieux médicaments ? Le champion du tri sélectif, c’est vous.

 

 

GVODY

 

 

Site web à visiter: www.bruxelles-proprete.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1