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Le 1er septembre 2010

 

 

 

Le choix du vélo à Bruxelles-Est, pourquoi pas ?

 

 

Pour un habitant de Bruxelles-Est, l'idée de se rendre au travail à vélo ne vient pas à l'esprit comme une évidence. Il n'est pas si facile de lâcher les clés de sa voiture. Pourtant, les arguments sont nombreux pour nous inciter à préférer le guidon au volant. Et même de plus en plus nombreux.

 

 

De fort belles pistes cyclables

 

En comparaison au reste de la Capitale, les communes de Bruxelles-Est sont parmi les mieux loties en pistes cyclables. L'avenue de Tervueren depuis les Quatre-Bras jusqu'au square Montgomery, le Boulevard du Souverain, la Promenade verte qui suit l'ancienne voie de chemin de fer depuis les abords de Stockel jusqu'à Delta, l'avenue Vandervelde qui se prolonge par un parcours au travers de petites rues calmes longeant les avenue Paul Hymans et de Broqueville, l'avenue Reine Astrid qui traverse Crainhem, constituent autant d'épines dorsales qui offrent aux cyclistes un espace protégé de la circulation. Ce sont autant d'axes principaux qui offrent un accès royal au centre de la ville et aux quartiers de bureaux de l'est de la Capitale. Dans la plupart des cas, ces "autoroutes cyclables" sont bordées par des quartiers résidentiels où il est possible de rouler à vélo sans une trop grande insécurité. Il suffit de parcourir Uccle, Ixelles ou Etterbeek pour se rendre compte à quel point les cyclistes de Bruxelles-Est sont gâtés.

 

Avec quelques manques importants …

 

Les choses restent cependant perfectibles concernant certains axes essentiels qui n'offrent pas la possibilité d'être parcourus à vélo dans des conditions optimales. Ainsi, l'avenue Baron d'Huart demeure dissuasive alors qu'il s'agit de relier les Quatre-Bras à Stockel. Heureusement, un projet d'aménagement d'une piste cyclable en site propre au milieu de la berme centrale est prévu. La commune de Crainhem épaulée par la Région flamande vont mobiliser plus de 500.000 euros à cet effet. Le long du Boulevard de la Woluwe, axe essentiel s'il en est pour Bruxelles-Est, il y a du bon et du moins bon. Les travaux d'aménagement du tram 94 devraient nous offrir, en phase finale, une vraie piste cyclable séparée des voitures par l'espace occupés par les rails. Mais le tram 94 ne devrait pas aller au-delà de la rue de la Station, du moins jusqu'à ce que le projet de sa prolongation sorte des limbes régionales. Quelques autres voies de communication cruciales posent des problèmes qui semblent plus difficiles à surmonter. Ainsi la chaussée de Louvain, la chaussée de Wavre et la chaussée de Malines sont affreusement insécurisantes pour les cyclistes. Sur l'avenue de Wezembeek, censée relier le boulevard de la Woluwe à la commune qui porte son nom, c'est mieux mais pas fameux puisque les cyclistes sont obligés de longer les automobilistes sur un même espace délimité par une simple bande de peinture rouge au sol. Globalement, il faut observer que pour les habitants de Wezembeek-Oppem, les connexions à vélo vers l'intérieur de Bruxelles restent moins attractives. Même si les plus déterminés sauront se choisir un itinéraire adéquat, quitte à pratiquer quelques détours pour éviter les rues trop encombrées par les voitures.

 

En vert sont indiqués les principaux itinéraires cyclistes régionaux (ICR)

En orange, ces sont les ICR balisés ou à baliser

En pointillés roses, ce sont les extensions prévues au résau ICR

 

>>> vers la carte complète en pdf >>>

 

Vélo et métro

 

Le vélo peut être considéré comme un complément avantageux de l'utilisation des transports en commun. Il permet de raccourcir le trajet de la maison au métro … et de celui-ci au bureau. Soit parfois plusieurs dizaines de minutes. Pouvoir garder son vélo dans la rame de métro est un atout considérable, qui s'avère possible dans certains cas. Par exemple, la station de métro de Stockel, de plein pied avec les galeries attenantes, est accessible aux usagers accompagnés de leur bicyclette en dehors des heures de pointe (7h à 9h et 16h à 18h30). C'est évidemment restrictif lorsqu'il s'agit de se rendre sur son lieu de travail. De même, les vélos sont admis dans les trams à plancher bas, à raison d'un vélo (dans les trams 2000) ou de deux vélos (dans les trams 3000-4000) par accès autorisé, suivant les mêmes règles que pour le métro. Des autocollants sur les portes indiquent où vous pouvez embarquer. Le transport d'un vélo est gratuit. A noter que le confort des passagers piétons prime pour le personnel de la STIB qui peut éventuellement refuser l'accès. Mais une solution excellente consistera à faire l'acquisition d'un vélo pliable, lequel peut être emporté plié comme colis dans tous les transports en commun. Depuis quelques années, de plus en plus de fabricants offrent des vélos pliables qui sont plus faciles à déployer et à ranger que l'on ne pourrait croire. Selon la taille des roues, leur encombrement à l'état plié peut être très réduit. Plusieurs modèles comportent de petites roulettes supplémentaires, fixées au porte-bagage, qui permettent de pousser aisément son vélo à l'état plié. Très pratique ! Leurs prix débutent à 300 €, chez Décathlon, pour grimper au-delà des 1.500 € pour de véritables petits bijoux fabriqués par le britannique Brompton. Il n'y pas plus chic. A défaut, l'utilisation de bicyclettes du réseau Villo offrira une alternative. Avec toutefois le plaisir de l'autonomie totale en moins. Au passage notons que des stations Villo à Bruxelles-Est, il n'y en a point.

 

Le vélo électrique, sans aucun complexe !

 

Il faut être honnête et admettre que Bruxelles n'est pas une ville aussi plate qu'Amsterdam. Descendre l'avenue de Tervuren à vélo comme une flèche est exquis mais la grimpette du retour paraîtra des plus pénible à ceux qui ont moins le goût de la performance sportive. Pour s'aérer et faire de l'exercice, chacun dira oui. Pour s'essouffler et s'affaler en nage dans son fauteuil de bureau, certains diront bof. A quoi bon s'encombrer de complexes ? Un vélo électrique aidera ceux qui le souhaitent _ et c'est leur droit – à franchir comme une fleur les dénivelés par trop dissuasifs. Moins d'exercice, c'est mieux que pas d'exercice. D'ailleurs, la vente de vélos électriques est en plein boom.

 

Intempéries et pollution, quid ?

 

   

S'il pleut, sachez que roulez en poncho est franchement rigolo. Et puis, pouvoir dépasser les files de voitures retardées par les encombrements, c'est toujours marrant. Quant à la pollution de l'air, que faut-il craindre au juste ? Il est vrai que la traversée de la rue de la Loi aux heures de pointe oblige à traverser un air pollué par les gaz d'échappement. Mais, pour autant, le cycliste ne sera pas forcément plus mal loti que l'automobiliste. Une étude officielle réalisée à Paris indique que ces derniers sont les plus exposés au benzène (pour consulter l'étude >>>). A vélo, l’air respiré est inhalé largement au dessus du niveau des pots d’échappements tandis que la ventilation d’une voiture aspire l’air à proximité du pot d’échappement de la voiture précédente. Le filtre de ventilation des voitures n’arrête pas tous les polluants, lesquels s’accumulent en permence dans l’habitacle où l'air se renouvelle plus lentement qu'à l'extérieur. L’effort physique fourni par le cycliste exige qu’il inhale plus d’air mais celui-ci est nettement moins concentré en polluants. De même, une étude danoise démontre que ceux qui vont au travail à vélo ont une mortalité réduite de 40% par rapport à ceux qui empruntent les transports en commun. Tachez néanmoins de pratiquer le vélo à un rythme modéré pour éviter l’hyperventilation. Pensez également inspirer par le nez et souffler par la bouche. Il reste, pour les personnes qui veulent protéger au maximum leurs voies respiratoires, la solution du masque anti-pollution. Comptez environ 40 € pour un masque dédié à l'usage urbain de la marque Respro qui produit des équipements sérieux.

 

Une motivation fiscale ?

 

Votre employeur peut vous accorder une indemnité pour chaque kilomètre parcouru à vélo pour vos déplacements entre votre domicile et le bureau (uniquement). Celle-ci est nette d'impôt jusqu'à hauteur de 0,20 €, le montant total pouvant évidemment être plus élevé. Mieux, cette indemnité est cumulable avec d'autres perçues pour le remboursement des frais de transport en commun, dans le cas où vous combinez l'usage du vélo et du métro. Pour l'entreprise, c'est tout bénéfice. A moindre frais, le système permet de mieux rémunérer un employé tout en le maintenant en bonne forme physique et en l'aidant à éliminer son stress. Curieusement, il s'agit d'un avantage qu'il n'est pas légalement obligé d'offrir. On se demande bien pourquoi.

 

 

GVODY

 

 

 

 

La Région bruxelloise a publié une intéressante brochure au sujet des déplacements en vélo vers le lieu de travail.

Elle est disponible en suivant ce lien >>>

 

 

Voir également la page du site web du GRACQ à ce sujet : www.gracq.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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