1

 

1 1 Crainhem 1 1 1
a
ln
Vie locale
1Enjeux et débats
1Culture
1Environnement
Vie locale
1Loisirs
1Shopping et Wellness
1Restaurants
Vie locale
1Initiatives publiques
1Education et Santé
0Adresses utiles
Vie locale

 

 

 

 

Le 10 mai 2011

 

 

 

La périphérie victime prioritaire du Décret Inscriptions

 

 

Il faut reconnaître qu'une transparence appréciable prévaut dans l'application du Décret Inscription. Le nombre des "sans-écoles" au terme de la première phase d'inscription est désormais connu et le détail de leur répartition géographique également. Mais ils révèlent un désagréable constat. Il existe une forte surreprésentation d'enfants francophones résidant en Flandre, essentiellement en périphérie bruxelloise. C'est à dire parmi la seule population francophone qui ne dispose pas du droit de voter lors de l'élection des parlementaires de la Communauté française, compétente en matière d'enseignement. 150.000 francophones de la périphérie n'ont aucun député pour les y représenter. Aucun autre mode de consultation formelle de représentants élus de la périphérie n'a été mis en place lors des débats parlementaires. Il y a 4,3 millions de francophones au total concernés par le Décret Inscription. En ne comptant pas les francophones de Flandre hors périphérie. Soit environ 3,25 millions de francophones en Wallonie (75,5%), 900.000 à Bruxelles (21%) et 150.000 en périphérie bruxelloise (3,5%). Sur les 4.237 élèves qui ont dû être départagés par la Ciri en fonction des choix préférentiels indiqués par leurs parents (58% ont vu leur 1er choix satisfait), nous ne connaissons pas la répartition géographique. Par contre, celle-ci nous est fournie pour les 849 élèves à qui la commission n'a pas pu attribuer d’emblée une place. Ils sont 525 à habiter Bruxelles (62%), 169 en Flandre (20%) dont 44 dans les communes à facilités et 150 en Wallonie (18%). C'est à dire que les wallons concernés sont 4 fois moins nombreux que la moyenne, les bruxellois 3 fois plus et les francophones de la périphérie 6 fois plus. Un problème déjà aigu existe à Bruxelles et il est 2 fois plus grave pour les enfants domiciliés en Brabant flamand. Certes, il reste encore des places dans les écoles de Bruxelles les moins demandées. Certains tireront avantage des désistements et redoublements. En attendant, les élèves inscrits nulle part sont contraints de vivre une période d'incertitude. Nombre d'entre eux le ressentiront cruellement. Quels sont les sentiments d'un enfant de douze ans qui doit se préparer à entrer dans une école qu'il n'a jamais souhaité rejoindre ? Sans même savoir de laquelle il s'agit. Quand il ne partage cette situation avec aucun de ses camarades. Comment se déroulera sa scolarité ? Il faut se réjouir que 94,6% des élèves aient pu être casés dans l'établissement scolaire de leur premier choix. Parmi eux, certains n'y seraient pas parvenus dans l'ancien système. Tant mieux pour eux. Raison de plus pour se soucier davantage de ceux qui sont à présent sur le carreau. Sans chercher à minimiser le problème. Chaque enfant mérite 100% de notre sollicitude.

 

Gauthier van Outryve d'Ydewalle

 

 

 

Plus d'information sur www.inscription.cfwb.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1