1

 

1 1 Crainhem 1 1 1
a
ln
Vie locale
1Enjeux et débats
1Culture
1Environnement
Vie locale
1Loisirs
1Shopping et Wellness
1Restaurants
Vie locale
1Initiatives publiques
1Education et Santé
0Adresses utiles
Vie locale

 

 

 

 

Le 6 avril 2009

 

 

Comment créer un Comité de quartier en 10 étapes ?

 

 

Souvent, un Comité de quartier se constitue lorsqu’un problème majeur est posé, faisant irruption dans le déroulement plus ou moins tranquille de la vie de ses habitants. La démarche peut venir en réaction d’un projet urbanistique envahissant, de difficultés accrues sur le plan de la mobilité ou d’une détérioration du contexte environnemental (bruit, antenne gsm, etc). On pourra citer comme exemple le cas du comité « Les Dames Blanches » (www.damesblanches.be), où une mobilisation locale forte s’est constituée en réaction à la décision de construire des logements sociaux sur plusieurs hectares à côté du quartier Saint Alix à Woluwé-Saint-Pierre.

 

Dans d’autres cas, il s’agira de comités de quartiers à vocation généraliste servant de lieu de rencontre permanent entre voisins. Ils n’ont parfois pour fonction que de créer un cadre de convivialité positif dans le quartier, en organisant des fêtes, une brocante, des systèmes d’entraide ou en prenant en charge l’accueil de nouveaux voisins. Ou alors les comités organisent une veille constante des éventuels dysfonctionnements ou nuisances dont souffre le quartier. De telles structures sont à même de servir de relai avec les autorités à chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Un exemple parmi de nombreux autres : le Comité de Quartier « L’Amitié » (www.comiteamitie.org), actif à la fois à Auderghem et Etterbeek.

 

Il peut aussi arriver que plusieurs comités de quartiers se rassemblent en une entité plus large. C’est le cas exemplaire de « Wolu-Inter-Quartiers » à Woluwé-Saint-Lambert (www.wiq.be).

 

Le Comité de quartier est un agent particulièrement utile de la vie en communauté. Il s’y développe une expertise des dossiers dans un cadre de conscientisation. Il offre un porte-voix aux habitants dont la capacité d’expression devient nettement plus audible pour les responsables politiques ou régionaux. Et surtout le lien social se développe, en antidote à une du repli sur soi et de la déresponsabilisation. Créer ou rejoindre un comité de quartier, c’est faire acte de participation citoyenne, laquelle est précieuse pour enrichir le débat démocratique. Celui fonctionne d’autant mieux lorsque les principaux intéressés de la gestion des affaires publiques sont à la fois actifs et bien informés.

 

Mais comment faire concrètement pour mettre sur pied une telle structure ? Voici un petit vade-mecum pour guider vos premier pas. Les cinq premières étapes sont d’application pour n’importe quel projet de comité de quartier. Les cinq suivantes sont à envisager lorsqu’il s’agit de se mobiliser plus fortement contre un problème susceptible de remettre en cause plus fondamentalement votre cadre de vie.

 

Etape 1

Contacter quelques voisins et connaissances de votre quartier et organiser une rencontre d’habitants.

 

Etape 2

Fixer des objectifs précis et les coucher dans un texte dont la rédaction s’effectuera sur un mode collectif et consensuel.

 

Etape 3

Déterminer un périmètre géographique en précisant le nom des rue, ou portion de rues, inclues dans le quartier pris en charge par le Comité.

 

Etape 4

Répartir les tâches et les responsabilités au sein du comité. Il importe de s’engager à être disponible aux moments cruciaux. Mais chacun est libre de s’investir en fonction de ses disponibilités et de ses compétences. Donner seulement un petit coup de main, c’est déjà quelque chose de positif.

 

Etape 5

Informer les habitants du quartier des objectifs et des projets du Comité. Une photocopie distribuée dans les boites aux lettres peut suffire. En complément, un site ou un simple blog sur internet constituera un apport précieux. Non seulement, il permettra de développer les contacts, mais il sera aussi un lieu de collecte d’information disponibles en permanence.

 

Etape 6

Etablir un contact avec les autorités compétentes. Il s’agit d’aller autant que possible au fond des dossiers. Des réunions de travail permettront non seulement de faire entendre des doléances mais aussi de prendre connaissance des contraintes et arguments adverses en présence. Bien les connaître est un facteur clé de succès.

 

Etape 7

Proposer des solutions sur base d’une analyse critique et de l’examen des arguments de chacune des parties. Se limiter à râler est insuffisant. Il est indispensable de bâtir des raisonnements solides et réalistes. A défaut, le risque de les voir balayés ou insuffisamment soutenus par la population concernée est important.

 

Etape 8

Créer une mobilisation la plus large possible d’habitants qui soutiennent la démarche. Une pétition est une option, tout comme l’organisation d’une rencontre où il sera possible d’entendre l’exposé des membres du Comité, d’invités experts ou de responsables en charge du dossier. Là aussi un site web sera un bon moyen de sensibiliser et d’informer au fur et à mesure des développements du dossier.

 

Etape 9

Communiquer avec les médias. Qu’il s’agisse de presse locale (les Nouvelles de Bruxelles-Est sont à votre disposition) ou de médias plus importants, il faut essayer de se faire entendre. Un débat démocratique est un débat public. Rédiger des communiqués clairs et concis à destination des journalistes, si possible les rencontrer, contribuera à faire avancer les choses.

 

Etape 10 Ne pas se décourager. Souvent, les dossiers s’inscrivent dans une longue durée. Certains interlocuteurs auxquels vous aurez affaire comptent sur la lassitude et le découragement pour l’emporter au final. A certains moments, les difficultés peuvent paraître insurmontables. Ne désespérez pas. Un effet d’accumulation produit par vos efforts de sensibilisation, un bon article dans un journal ou … une période de campagne électorale peuvent relancer la machine. On dit que l’espoir fait vivre. Mais il est important de faire vivre l’espoir.

 

Faut-il des compétences particulières pour s’engager dans un comité de quartier ? Non. Chaque citoyen est égal en droit de s’exprimer. Sachez cependant que certaines qualités sont utiles, comme par exemple un esprit positif et ouvert. Faite preuve d’écoute, de tolérance et d’esprit de consensus au sein du comité. Discute entre vous autant qu’il sera nécessaire mais, sur les points essentiels, il est indispensable de parler d’une seule voix. Bref, il faut développer autant que se peut un sentiment de solidarité entre les participants du comité. Depuis l’âge des cavernes, l’homme n’a rien touvé de mieux pour faire face aux difficultés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1