AUDERGHEM - Le 27 avril 2010
Un coin de paradis pour découvrir la pêche à Bruxelles-Est
Besoin de décompresser, de reprendre contact avec la nature, de vous aérer les méninges avec de nouveaux loisirs ? Avez-vous pensé à la pêche ? Il ne vous faudra pas aller bien loin pour atteindre l'idéal du taquineur de goujons débutant car en bordure de forêt de Soignes, à Auderghem, l'étang numéro 3 du Rouge-Cloître vous tend les bras. Vous y serez accueilli chaleureusement par l'association qui en a reçu la gestion : la "Société centrale". Présidée par Michel Van Brusselen, cette association existe depuis 121 ans et c'est la plus ancienne société de pêche de Belgique. C'est auprès d'elle que vous pourrez vous procurer l'autorisation qui tient lieu de permis de pêche en Région bruxelloise. Pour un premier contact, le mieux est de venir un dimanche par beau temps, lorsque les berges accueillent parfois plusieurs dizaines de pêcheurs. Un membre de l'association se fera un plaisir de vous faire découvrir cette activité à la fois reposante et passionnante. Le cadre offert par l'abbaye du Rouge-Cloître est magnifique. Certes, il existe d'autres endroits pour la pêche à Bruxelles ou aux environs, mais celui-là est vraiment exceptionnel.
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| Michel Van Brusselen, Président de la Société centrale |
Pêcher quels poissons ?
Dans le grand étang du Rouge-Cloître, vous avez le choix. D'une superficie de près de 2 hectares, profond de 3 mètres, il permet d'accueillir une grande diversité de poissons dont chacun impose une technique de pêche différente, nécessitant un matériel particulier. Pour commencer, le plus facile est de s'attaquer au gardon, petit poisson pas trop difficile à attraper et facile à décrocher de l'hameçon. Car le règlement de pêche au Rouge-Cloître impose de remettre délicatement ses prises à l'eau après chaque capture. C'est le principe de la pêche "no-kill". Des gardons, si vous avez acquis la manière, il est possible d'en retirer de l'eau plusieurs dizaines en une seule journée. Vous ne vous ennuierez pas. Plus ambitieuse sera la pêche à la carpe car les spécimens peuvent avoir une taille impressionnante, jusqu'à 80 cm et pèsent parfois plus de 15kg. La carpe commencera par mordiller l'appât avant de l'avaler franchement. Il faut attendre dans le calme que le bouchon coule franchement pour ferrer. La carpe, poisson costaud, ne se laissera pas faire (les fameux "sauts de carpes", comme dit l'expression populaire). A moins d'un mètre de l'épuisette, rien ne sera encore joué. Il est obligatoire de disposer d'un tapis de pêche qui vous servira pour déposer le poisson sans risque de le blesser au moment de lui retirer l'hameçon. Vous trouverez également des perches, des brêmes, des tanches, des anguilles. Au Rouge-Cloître, le pêcheur peut compter sur une belle diversité des poissons. Si vous recherchez l'exploit de la prise la plus difficile, c'est le brochet qui fera bonne figure dans votre tableau de pêche. Et sur votre assiette car, avec le sandre, c'est seul que vous pourrez garder sans obligation de le rejeter à l'eau (maximum 2 par jour). Dans cet étang, des brochets de 70 à 110 cm sont régulièrement pêchés. Il faudra idéalement utiliser un petit poisson vivant pour servir d'appât à ce redoutable et succulent carnassier.
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| Une belle carpe ! |
Question budget
Pour commencer avec une canne de 4 mètres, une épuisette et le petit matériel nécessaire à la "pêche au coup", quelques dizaines d'euros peuvent suffire. Ensuite, libre à vous de céder à la tentation d'acheter les innombrables accessoires qui permettent de rendre votre technique plus subtile ou d'apporter un supplément de confort à votre pratique. Au Rouge-Cloître, le règlement permet de disposer au maximum 2 cannes à pêche à la fois. Notez que la taille des hameçons doit être inférieure à 2 cm. Les leurres artificiels sont interdits. Pour un non membre, le ticket pour une journée de pêche coûte 10 euros. Celle-ci commence au lever du jour et doit s'achever au tomber du soleil. Certains passionnés sont déjà apprêtés de pied en cap dès avant l'aube. La cotisation annuelle pour devenir membre de la "Société centrale" s'élève à 35 euros, ce qui comprend l'abonnement au mensuel "Le Pêcheur belge". Le ticket journalier ne coûte alors plus que 5 euros. Aucune formalité n'est à accomplir à l'avance. Il vous suffit de venir sur place avec votre matériel et d'attendre le passage du gestionnaire. Le mercredi après-midi, les enfants de moins de 12 ans ne payent pas et recevront une formation gratuitement. Certains jeunes commencent à 7 ou 8 ans. Pourquoi ne pas essayer en famille ?
La question délicate de l'empoissonement
Chaque année, l'association de pêche gestionnaire de l'étang du Rouge-Cloître ajoute des poissons qui auront grandi dans différents étangs d'élevage mis à sa disposition à Val Duchesse et aux étangs Mellaerts. Il s'agit de garantir aux membres la quantité et la diversité de poissons dont ils ont besoin pour satisfaire leur passion. L'empoissonement permet aussi d'éviter des problèmes de consanguinité. Mais un vent d'inquiétude souffle au-dessus de l'étang numéro 3 du Rouge-Cloître … En effet, la Région bruxelloise travaille actuellement à une nouvelle réglementation concernant la gestion de la faune et de la flore sur son territoire. Interrogée à ce sujet, Madame Machteld Gryseels qui dirige le département compétent de l'IBGE explique que le but est de donner un caractère "durable" à la pêche à Bruxelles. A l'avenir, des prescriptions plus détaillées devraient être fixées en matière d'empoissonement afin d'interdire notamment l'apport d'espèces exotiques. En fait, il s'agit surtout de limiter les quantités pour éviter les risques de botulisme et d'algue bleue. Mais pour Michel Van Brusselen de la "Société centrale", il ne faudrait pas que l'application aveugle de standards déterminés à un niveau européen impose des restriction par trop drastiques qui ne tiendraient pas assez compte des spécificités de chaque endroit. Ses craintes portent notamment sur les réticences exprimées par l'IBGE au sujet des poissons fouisseurs (carpes, brèmes, tanches) qui ont la particularité de troubler l'eau. Or, leur capture constitue la motivation de 50% des membres de l'association … Il avertit que si l'empoissonement devait être trop réduit, il sera de plus en plus difficile d'attirer et de motiver les pêcheurs. Et ceux-ci pourraient bien devenir eux-mêmes une espèce en voie de disparition en Région bruxelloise.
GVODY
Société centrale pour la protection de la pêche fluviale
Place des Maïeurs 4 bte 12 - 1150 bruxelles
02 / 772.07.70 ou 0479/ 63.11.63
E-mail : michel.vanbrusselen@base.be
Personne de contact : Michel Vanbrusselen
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| Ce brochet fait bien 1 mètre ... |
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